Dans ce bref exposé, qui systématise, complète ou corrige certaines suggestions éparses dans l'œuvre de Freud, le Dr Alexander formule les trois principes dynamiques fondamentaux qui lui paraissent gouverner le comportement des êtres vivants : I. Principe de Stabilité (Fechner, Freud, Claude Bernard et Cannon) visant au maintien de l'équilibre homéostatique de l'organisme. Cet équilibre est assuré sur le plan psychologique par I'ego intégrant les données des sensations externes et internes de fa…
Read moreDans ce bref exposé, qui systématise, complète ou corrige certaines suggestions éparses dans l'œuvre de Freud, le Dr Alexander formule les trois principes dynamiques fondamentaux qui lui paraissent gouverner le comportement des êtres vivants : I. Principe de Stabilité (Fechner, Freud, Claude Bernard et Cannon) visant au maintien de l'équilibre homéostatique de l'organisme. Cet équilibre est assuré sur le plan psychologique par I'ego intégrant les données des sensations externes et internes de façon à déclencher les actes d'exécution et d'adaptation souhaitables. II. Principe d'Economie et d'Inertie (Freud). Les actes d'adaptation au monde externe doivent être appris par essais et erreurs. Ils tendent ensuite à se répéter automatiquement au prix de la moindre dépense d'énergie. L'avantage est évident en cas de conditions extérieures constantes. Si ces conditions viennent à changer, l'automatisme perd son rôle adaptatif et se cristallise en fixations et régressions, génératrices de troubles névrotiques. La plasticité souhaitable en pareils cas suppose l'intervention d'un troisième principe. III. Principe de l'Energie de Surplus. Quand ils ont paré à tous leurs besoins, les êtres vivants disposent d'un surplus d'énergie qu'ils dépensent librement sous forme d'expérimentation ludique et de jeu. Le jeu sert à éprouver et à stabiliser les fonctions, dont il rend possible le déploiement utilitaire ultérieur. Il donne au comportement sa plasticité et sa possibilité de faire face à des situations neuves. Il procure d'autre part un plaisir érotique qui est fondamentalement de même nature que le plaisir lié à la sexualité. En effet, dans la sexualité adulte, l'organisme affecte son surplus d'énergie à la production d'un nouvel être, distinct des géniteurs. D'autre part, les satisfactions érotiques dispersées de l'enfance viennent confluer et s'unir dans le plaisir de l'orgasme.