Cet article interroge la légitimité de l’exclusion des enfants de la participation politique. Nous y répondons à un argument paternaliste selon lequel quoique les enfants aient les capacités requises pour participer à l’exercice démocratique, il est dans leur meilleur intérêt d’en être exclus puisque cela leur permet d’avoir davantage de temps libre, de jouer, et de vivre de façon insouciante. Nous répondons d’abord à cet argument en montrant que dans notre monde non idéal, les droits et intérêt…
Read moreCet article interroge la légitimité de l’exclusion des enfants de la participation politique. Nous y répondons à un argument paternaliste selon lequel quoique les enfants aient les capacités requises pour participer à l’exercice démocratique, il est dans leur meilleur intérêt d’en être exclus puisque cela leur permet d’avoir davantage de temps libre, de jouer, et de vivre de façon insouciante. Nous répondons d’abord à cet argument en montrant que dans notre monde non idéal, les droits et intérêts des enfants ne sont pas adéquatement protégés par les adultes. Nous défendons qu’ils forment un groupe social opprimé, et que leur inclusion politique est donc requise afin que leurs intérêts soient pris en compte dans les décisions politiques. Ensuite, nous défendons que même dans des circonstances idéales, l’exclusion politique des enfants ne serait pas justifiée. En effet, si les enfants sont capables d’exercer leur agentivité politique, alors ils sont capables de décider de participer ou non.