Tibetan women in exile face the dual challenges of patriarchy and nationalism, where the collective needs of an exiled community often overshadow women’s individual rights, health concerns, and aspirations. These challenges thus reinforce gender-based marginalisation. This article critically examines the intersection of nation-building, family planning, reproduction, and body politics, focusing on the relationship between the exiled government and Tibetan women. Based on a survey of 204 female p…
Read moreTibetan women in exile face the dual challenges of patriarchy and nationalism, where the collective needs of an exiled community often overshadow women’s individual rights, health concerns, and aspirations. These challenges thus reinforce gender-based marginalisation. This article critically examines the intersection of nation-building, family planning, reproduction, and body politics, focusing on the relationship between the exiled government and Tibetan women. Based on a survey of 204 female participants in five settlements across India spanning three generations, and in-depth interviews with 10 laywomen, the study finds that governance structures and policies formulated by the Central Tibetan Administration directly impact women’s positionality in exile at both the macro and micro levels. The under-representation of women within the Tibetan Parliament in Exile directly influences the bio-political landscape, shaping policies and power dynamics that govern the regulation and control of bodies, health, and population within the exile community. The article contributes to academic discussions on gender, governance, and nation-building, providing nuanced insights into the lived experiences of Tibetan women in exile. It critically analyses the effects of exile governance on women and the gendered impacts of nationalist policies in displaced communities.
Les femmes tibétaines en exil sont confrontées à une double contrainte: celle du patriarcat et celle du nationalisme, où les besoins collectifs de la communauté exilée tendent souvent à occulter les droits individuels, les préoccupations de santé et les aspirations des femmes. Ces dynamiques renforcent ainsi la marginalisation fondée sur le genre. Cet article examine de manière critique l’intersection entre la construction nationale, la planification familiale, la reproduction et la politique des corps, en mettant l’accent sur la relation entre le gouvernement en exil et les femmes tibétaines. Basée sur une enquête menée auprès de 204 femmes réparties dans cinq camps de réfugiés en Inde, couvrant trois générations, ainsi que sur des entretiens approfondis avec dix femmes laïques, l’étude révèle que les structures de gouvernance et les politiques formulées par l’Administration centrale tibétaine influencent directement la position des femmes en exil, tant à l’échelle macro que micro. La sous-représentation des femmes au sein du Parlement tibétain en exil a un impact direct sur le paysage bio-politique, en influençant les politiques et les dynamiques de pouvoir qui régissent la régulation des corps, de la santé et de la population au sein de la communauté exilée. L’article contribue aux débats académiques sur le genre, la gouvernance et la construction nationale, en apportant un éclairage nuancé sur les expériences vécues des femmes tibétaines en exil. Il propose une analyse critique des effets de la gouvernance en exil sur les femmes et des impacts genrés des politiques nationalistes dans les communautés déplacées.