•  2
    Bonheur et vertu « achevée » dans les Éthiques
    Science Et Esprit 72 (1-2): 73-86. 2020.
    L’Éthique à Nicomaque définit le bien humain comme « un acte de l’âme qui traduit la vertu et, s’il y a plusieurs vertus, l’acte qui traduit la plus parfaite et la plus achevée (teleiotatèn) » (I, 1098a17-18). Le passage correspondant de l’Éthique à Eudème dit plus sobrement du bonheur qu’il est « l’acte d’une vie achevée (teleias) selon une vertu achevée (teleian) » (II, 1219a38-39). Le présent article traite de l’eudémonisme aristotélicien à partir d’un questionnement sémantique particulier : …Read more
  •  9
    La caverne inversée dans une image de Plotin
    Les Études Classiques 84 (2): 145-153. 2016.
    Nous examinons, à l’occasion de cette note, une comparaison que Plotin opère entre la démarche du philosophe en quête de l’Un et celle du dévot qui pénètre un sanctuaire secret (ἄδυτον) à la rencontre du dieu. Outre sa capacité suggestive, cette image n’est pas sans en rappeler une autre, d’origine platonicienne cette fois, et du reste bien connue, la caverne du livre VII de la République. Or, bien que les ressemblances soient frappantes, les dissemblances le sont tout autant, et même davantage,…Read more
  •  36
    La conception aristotélicienne des fonctions cérébrales
    Revue de Philosophie Ancienne 1 55-91. 2020.
    Le présent article fait le point sur la théorie aristotélicienne des fonctions cérébrales. La première section établit les raisons qui incitent Aristote à rejeter les théories encéphalocentristes, popularisées par certains de ses devanciers, qui faisaient du cerveau le siège des activités psychiques. Sur la base d’arguments anatomiques, Aristote conclut que le cerveau ne possède aucune fonction sensorielle ou intellectuelle. Or cette exclusion n’implique pas que le cerveau est sans importance ph…Read more