Cette dissertation étudie la conception du pardon développée par le philosophe français Vladimir Jankélévitch, en mettant l’accent sur sa dimension personnelle et sur la possibilité de son extension à la sphère communautaire. L’objet de la recherche est le concept du pardon selon Jankélévitch, notamment dans son ouvrage Le pardon (1967). La méthodologie adoptée est l’analyse exégétique de textes philosophiques sur le sujet dans la seconde moitié du XXe siècle. Le texte est disposé selon une "mét…
Read moreCette dissertation étudie la conception du pardon développée par le philosophe français Vladimir Jankélévitch, en mettant l’accent sur sa dimension personnelle et sur la possibilité de son extension à la sphère communautaire. L’objet de la recherche est le concept du pardon selon Jankélévitch, notamment dans son ouvrage Le pardon (1967). La méthodologie adoptée est l’analyse exégétique de textes philosophiques sur le sujet dans la seconde moitié du XXe siècle. Le texte est disposé selon une "méthodologie" particulière jankélévitchiana, qui utilise des approches négatives pour établir un contour conceptuel pour un objet philosophique, y compris Le pardon. La question principale à laquelle il faut répondre est de savoir si, en dépit de l’accent Jankélévitchian sur la personnalité du pardon, il serait possible d’appliquer Le pardon dans des contextes communautaires, c’est-à-dire si une communauté pourrait accorder Le pardon. La recherche commence par une contextualisation historique et philosophique de la pensée de Jankélévitch, mettant en évidence son approche unique dans son engagement actif contre le fascisme et ses conséquences. Il situe ensuite Jankélévitch en dialogue avec d’autres philosophes qui ont abordé Le pardon, comme Aristote, Kant, Kierkegaard, Hannah Arendt et Paul Ricoeur, permettant une comparaison critique des différentes conceptions. Ensuite, la dissertation analyse la personnalité du pardon selon Jankélévitch, en présentant ses approches respectivement négatives et positives du thème comme un acte de grâce et un don qui transcende la logique de la justice. Il examine également l’applicabilité du pardon dans des contextes communautaires, en considérant les conflits contemporains et les traumatismes collectifs. Les résultats indiquent que, dans l’œuvre de Jankélévitch, la personnalité du pardon est incontournable, bien que l’action personnelle ait des résultats communautaires précieux. La conclusion synthétise les résultats, réfléchissant sur les implications éthiques, sociales et politiques du pardon, contribuant au débat sur le dépassement des conflits et la construction de communautés réconciliées.